mardi 22 mai 2018

Adaptation en comédie musicale.

La MJC Louis Aragon à Bron (69) jouera ma pièce USINE DE RÊVES du 14 au 16 juin 2018.
mjc BronMJC Louis Aragon.
La particularité, c’est qu’elle a été adaptée en comédie musicale !
Le spectacle est mis en scène par Franck Régnier.

lundi 13 juillet 2015

Présentation



USINE DE RÊVES
Une comédie sociale et fantastique en 3 actes de Wilfrid RENAUD
Protégée à la SACD
(6 femmes- 6 hommes)


L’HISTOIRE : Dans un futur proche, les rêves artificiels ont été commercialisés.
Au départ, le quotidien d’une équipe  dans une fabrique de rêves.
Nous sommes au service des invendus. C’est la crise et les rêves ne se vendent plus. 
L’équipe se retrouve deux fois par jour en salle de pause. Discussions entre collègues, ragots, animosité envers les chefs et jalousie sont leur pain quotidien. Mais une note de service alimente les craintes de tous les employés : si personne ne se met à rêver de nouveau, l’entreprise pourrait fermer. 
Dans ce contexte tendu, deux braqueurs un peu manchots vont s’infiltrer dans l’entreprise pour voler les meilleurs rêves et prendre l'équipe en otage.

LIEU : LA SALLE DE PAUSE D’UNE ENTREPRISE.


COMMENTAIRES DE L'AUTEUR: Ceux qui pensent que tous les auteurs, et ceux de théâtre en particulier, gagnent facilement leurs vies vont en tomber de leur chaise. 

Ce n'est pas un secret pour ceux qui me connaissent intimement, en parallèle de mes activités théâtrales, je travaille essentiellement en intérim dans le secteur industriel. Ça paye beaucoup mieux que le statut d'auteur et c'est beaucoup plus sain que de rester devant son écran, feuilles blanches et autres manques d'inspirations occasionnelles, je peux vous l'assurer, moi et mon "moi" schizophrène.
Auto-portrait pendant les manques d'inspirations.
Cette pièce a été écrite pendant une période d'inactivité anormalement inhabituelle durant cette année 2014(d'octobre à début décembre) La crise mon pauv' môsieur... J'y pensais depuis longtemps mais comme je travaillais régulièrement, il m'était impossible de "ramener du boulot à la maison". On ne se refait pas, que voulez-vous.
2014 m'a donc permis de concrétiser sur le papier "Usine de rêves", j'aimerais remercier la crise, les hauts dirigeants et les financiers de tout poil pour cette merveilleuse opportunité...
Étant tenu par des "chartes de confidentialité" et le secret professionnel, il m'est évidemment difficile de nommer les entreprises que j'ai traversées pour rédiger ce texte.
Je dirais simplement qu'il est la somme de toutes les expériences accumulées depuis plus de quinze ans.
Et s'il m'est arrivé de croiser, des Bernard, des André et des Olivia, toutes ressemblances avec des personnes du même nom seraient purement fortuites.
De même pour les chefs de service et les responsables de "ressources humaines", ils ne sont heureusement pas tous comme ceux décrits dans "Usine de rêves" mais pour les ressorts comiques, il fallait bien quelques "méchants".

Le choix d'une salle de pause est ce qui m'a paru le plus judicieux car c'est le lieu commun de toutes les entreprises. Et même les cadres partagent un café avec leurs employés dans certains services et/ou certaines PME.

Sur la forme, la pièce a dans le 3ème acte, un petit côté "Inception" tendance grosse farce. Je me suis beaucoup amusé à montrer les rêves partagés de la plupart des protagonistes. Les comédiennes et comédiens qui joueront ce texte devraient s'en donner à cœur joie. 
Des passages chantés, pour certains personnages peuvent rebuter les moins mélomanes mais donnent une fantaisie supplémentaire à l'ensemble. Ces passages sont peu nombreux et cela reste essentiellement du théâtre.

samedi 28 mars 2015

Nouvel extrait : DEVENEZ VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE !




Résumé : L'équipe des invendus a été prise en otages par Bonnie & Clyde, le couple déguisé en Père Noël. Marina et Denis, les deux intérimaires doivent tester le rêve "double-pack" : DEVENEZ VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE !
La scène suivante se passe durant leur sommeil.

Acte 3 Scène 2
(Marina, Denis)

Même type d’éclairage que précédemment. Denis et Marina sont couchés en boule. La jeune fille est sur la table à jardin. Denis dessous.

Marina s’éveille en étirant ces deux bras devant elle. On entend la voix off de Marina.[1]

Marina – Oh…c’est dur la vie de chat (petit miaulement) Quelle heure peut-il être ? (Elle se rallonge aussitôt) Trop tôt. Trop tôt pour rentrer. De toute façon, ma maitresse n’est pas revenue et mon bol de croquettes est vide.

Denis  s’éveille à son tour. Même jeu. Puis il fixe devant lui face public et émet un petit « wouf » sans bouger. Voix off également.

Denis – Qu’est-ce qui bouge là-bas ? (un temps puis il se gratte soudain énergiquement derrière l’oreille) Elle est encore là celle-là ? Tu vas partir ? Tu vas partir, dis ?

Il secoue sa tête pour s’épousseter. Puis il se met à renifler le sol.

Denis – Où est ma gamelle d’eau ? Où elle est ? Là… Zut…. Elle est vide. Mon maître a encore oublié.

Il émet un petit gémissement. Marina s’éveille de nouveau

Marina – C’est quoi ce raffut en dessous ? (Elle siffle en faisant le gros dos dès qu’elle aperçoit Denis) Un chien !

Denis la voit et s’assoit tranquillement en la regardant.

Denis – Panique pas, ma belle. Je ne bouffe pas les chats. Trop de poils…Je croque uniquement les hamsters ! T’as de la chance !
Marina – Ouais c’est ça ! Restes à distance, s’il te plaît ! Qui bouffe un hamster, bouffe un chat !
Denis – Ça fait longtemps que tu es là-haut ? Je ne t’avais pas vu.
Marina – J’sais pas ! J’ai fait un somme et je vais regagner la maison dans pas longtemps. C’est ton jardin ?
Denis – Ouais c’est mon chez moi. 40 mètres carrés de verdure en plein centre-ville ! (Satisfait) J’ai vraiment une vie de chien !

Marina fait mine de se lécher une de ses mains et se la passe au-dessus de la tête.

Marina – Ouais…Ouais…moi, j’ai tout le quartier pour me balader. Pas de barrières.
Denis – Oui mais moi j’ai toujours ma gamelle de croquettes et mon bol d’eau à portée de museau…sauf que mon maître a oublié de mettre l’eau aujourd’hui.
Marina – Tu as des croquettes ? J’ai faim ! Tu me laisses en prendre ?
Denis – Si tu veux. Moi j’ai plutôt un peu soif mais ça va encore je tiendrais le coup jusqu’à son retour.
Marina – Ce n’est pas un piège pour me becqueter ?
Denis – Tu me prends pour un de ces enragés qui mordent les facteurs et courent après les voitures ? Je ne mange pas les chats.
Marina – Ouais. Mais tu manges les hamsters !

Un temps.

Denis – A vrai dire…et bien…je me sens seul. Moi et mes 40 mètres carrés de verdure. Mon maitre est absent toute la journée, ma maitresse et les enfants aussi et je serais bien content d’avoir une amie. Même un chat de gouttière comme toi.

Un temps. Marina le regarde du haut de la table.

Marina – Pauv’tit chat !
Denis – Tu te moques ?
Marina – Un peu.
Denis – Bon, tu veux des croquettes ou pas ?
Marina – (descendant de la table) Oui j’ai les crocs (Denis s’approche pour la renifler, elle lui donne de légers coups de pattes vifs sur la tête) Hé ! Hé ! Hé ! Pas trop prés ! J’ai des griffes plus acérés que ceux des hamsters alors fais gaffe !
Denis – Désolé, c’est juste pour enregistrer ton odeur.
Marina – Tu as enregistré ? Bon….Où sont les croquettes ?
Denis – Ici.

Marina se déplace à quatre pattes à cour. Elle observe quelque chose devant elle.

Marina – Hé ! Mais elles sont énormes ces croquettes !
Denis – Bin oui, ce sont des croquettes pour chiens.
Marina – Je vais m’esquinter la mâchoire avec ça.
Denis – Tu veux que je te les broie ?
Marina – Tu ferais ça pour moi ?
Denis – Ouaip.

Denis s’approche et fait mine de mâcher quelque chose de dur. Marina se frotte le dos contre lui.

Marina – Excuse-moi d’avoir été désagréable. Je t’ai mal jugé. Tu es chou.
Denis – Tu veux bien être mon amie alors ?

Ils se tournent tous les deux et font mine de manger face public.

Marina – Oui mais ne le dis à personne. J’ai une réputation à tenir.
Denis – On dira qu’on s’entend comme chien et chat.

Noir.

[1] Les voix peuvent être préenregistrées et ceux qui joueront Denis et Marina réagissent en fonction des dialogues.

lundi 8 décembre 2014

EXTRAITS Acte 2



Personnages présents dans les extraits : 
1.        Gontran, le chef de service.
2.        Bernard, un cariste  
3.        Colette, une trieuse
4.         André, dit Dédé, un  palettiseur
5.        Olivia, une trieuse
6.        Lucien, le chef d’équipe
7.        Denis, l’intérimaire qui va terminer son contrat
8.        Marina, l’intérimaire qui débute
9.        Renée, la femme de ménage
10.      Clyde, le braqueur
11.      Bonnie, la braqueuse




Acte 2 Scène 1
(Bernard, Gontran)

La salle est vide. Les tables sont à leur position de départ. Bernard entre avec un journal et regarde la salle.

Bernard-  Où qu’il est le Dédé ?

Il hausse les épaules avant d’aller jusqu’au frigo. Il sort une pomme et une bouteille de jus de fruits. Il prend un verre et un couteau sur l’évier et va s’installer sur la table à cour fond de scène.
Il aperçoit le journal d’André sur la table voisine.

Bernard-  Tiens, il est parti aux toilettes sans son journal ?

Il le prend et l’ouvre à une page avant d’éplucher méthodiquement sa pomme.

Un long moment. Gontran Villeneuve entre précipitamment et est surpris de croiser Bernard.

Gontran-  Bernard ? Qu’est-ce que tu fais là ?
Bernard-  Et toi ? Qu’est-ce que tu fais là ?
Gontran-  C’est déjà la pause ?
Bernard-  Non, le tapis de triage est encore en panne. J’ai appelé la maintenance, ils viennent d’ici une heure. Donc je suis monté ici plus tôt.
Gontran-  Ah ? Et…tu…tu vas rester longtemps ici ? Avec ta pomme ?
Bernard-  Le temps de la pause. Les autres finissent de trier ce qu’il y a sur le tapis et viennent aussi. André doit être aux toilettes, il était parti bien avant moi.
Gontran-  Ah ! C’est que ça ne m’arrange pas moi…j’attends quelqu’un…
Bernard-  Tu as un rendez-vous dans la salle de pause ? Qui c’est ?
Gontran-  Trois fois rien…j’appelle pour annuler.

Il s’avance face public à jardin en sortant un portable de sa poche. Bernard hausse les épaules avant de se replonger dans son journal. Gontran compose un numéro et attend. Il a une attitude impatiente et paraît tracassé.

Gontran-  Merde, c’est occupé ! Évidemment !
Bernard-  Un ennui ?
Gontran-  Non, non…
Bernard-  Au fait, tu avais entendu parler du plan de licenciement qu’on nous a annoncé hier ?
Gontran- (Toujours face public) Pas vraiment. Des bruits couraient mais bon.
Bernard-  Et notre service va être touché ? Agathe ne t’a rien dit là-dessus ?
Gontran-  (sans se retourner) Pourquoi Agathe me dirait-elle quelque chose ?
Bernard-  Elle est responsable du personnel. Elle a dû forcément en avoir eu vent avant les autres.
Gontran-  Oui sans doute… (Son regard semble être attiré par quelque chose en contrebas) Dis-moi Bernard…
Bernard-  Oui ?
Gontran-  C’est normal que deux types se promènent dans l’entrepôt, déguisés en Père Noël ?
Bernard-  Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Bernard se lève et vient près de Gontran.

Gontran-  Là…En bas…
Bernard-  (Les apercevant) C’est quoi ce cirque ?
Gontran-  (Sidéré) C’est moi qui ai la berlue ou l’un d’eux tient un fusil ?
Bernard-  La vache ! Et je crois bien que le deuxième a un revolver.

Ils se déplacent de jardin à cour, semblant suivre la trajectoire des deux individus en contrebas. Ils sont de plus en plus apeurés.

Gontran-  Mais qu’est-ce qu’ils font ? Mais qu’est-ce qu’ils font ?
Bernard-  La vache ! Ils braquent les filles et les deux intérimaires !
Gontran-  Regarde !  Lucien vient de sortir du bureau !
Bernard-  La vache ! Ils le mettent en joue avec les autres !
Gontran-  Merde ! Ils nous ont vus !

Ils s’éloignent tous les deux comme un seul homme du bord de scène complètement choqués, se cramponnant l’un à l’autre.

Bernard-  La vache ! J’crois bien qu’ils vont monter ici !
Gontran-  L’un des deux a pointé son doigt vers la salle pause ! Tu l’as vu, hein ? Tu l’as vu ?
Bernard-  La vache ! La vache !
Gontran-  Mais qu’est-ce qu’on fait ? Mais qu’est qu’on fait ?
Bernard-  La vache ! La vache ! La vache ! La vache !
Gontran-  Arrêtes de dire « la vache ! », ça nous aide vraiment pas, merde !
Bernard-  La vache ! C’est toi le chef après tout ! Va leur parler !
Gontran-  Moi ? Mais t’as vu la taille de leur calibre ?
Bernard-  Ouais j’ai vu ! Ah la vache ! Ton portable ! Les flics ! Faut appeler les flics !
Gontran-  C’est le téléphone d’entreprise ! Je ne peux appeler l’extérieur que d’un fixe !
Bernard-  Ah La vache !

Il va récupérer son couteau et revient en vitesse près de Gontran.

Gontran-  C’est ça ! Tu pourras en taillader un pendant que  l’autre te descend. Bravo, Bernard !
Bernard-  Oh ! T’as une meilleure idée toi ?
Gontran-  Le placard ! Planquons-nous dans le placard ! (on entend du bruit derrière les portes battantes de l’entrée. Aaaaah ! Ils arrivent !

Ils reculent jusqu’au coin cuisine mais sans se cacher derrière la paroi. Ils resteront à portée de vue.

Acte 2 Scène 2
(Bernard, Gontran, Colette, Olivia, Marina, Denis, Lucien, Bonnie, Clyde)

Tout le monde débarque en trombe dans la salle de pause, les femmes poussent des petits cris apeurés. Les deux braqueurs déguisés en Père Noël les mettent en joue nerveusement.

Denis-  Bon, ça suffit quoi ! Ne poussez pas non plus !
Clyde-  Ta gueule le gringalet ! Tu vas dans le fond avec les autres !

Les deux braqueurs aperçoivent Bernard et Gontran. Ils les mettent en joue en même temps.

Bonnie-  Toi ! Lâche ce couteau immédiatement !
Bernard-  (Lâchant le couteau) Ah la vache ! Ce n’est pas à moi ! Ce n’est pas à moi !
Bonnie-  Ta gueule ! Avec les autres aussi ! Tout le monde à genoux, mains sur la tête devant cette vitre, là !

Tout le monde se met en ligne face public sur le bord de scène, dans la position indiquée.

Clyde-  Ça c’est bien parlé chérie ! Ah ! On y voit déjà plus clair dans cette salle. !
Colette (A Olivia)-  Je rêve où il l’a appelée « Chérie » ?
Olivia-  Evidemment, c’est une femme là-dessous !
Bonnie-  (Ramassant le couteau) Je vous entends  les deux perruches ! Y’avait pas de costume de Mère Noëlle alors on a fait comme on a pu.
Olivia-  Je vous assure que vous le portez très bien ! Au premier abord, on y croirait !
Bonnie-  Ça va ! Fermez-la maintenant ! (À l’autre braqueur en posant le couteau sur la table à jardin fond de scène) Bon, « Clyde » qu’est-ce qu’on fait à présent ?

« Clyde » ne répond pas, semblant ne pas avoir entendu. Elle le bouscule du bout de son revolver.

Bonnie-  Oh ! « Clyde » !  Qu’est-ce qu’on fait ?
Clyde-  « Clyde »… Ah oui, c’est vrai c’est moi.
Bernard (À Denis) -  Clyde, c’est un drôle de nom pour un Père Noël.
Denis-  C’est un pseudo. Il a appelé la femme « Bonnie » tout à l’heure.

Bernard ne semble pas comprendre.

Denis-  BON-NIE ! « Bonnie and Clyde » ! Le film avec les deux braqueurs ! La chanson de Gainsbourg !
Gontran (Dépité)-  Ce n’est pas vrai, c’est un cauchemar !
Clyde-  Bon, la ferme tous ! Laissez-nous réfléchir !
Bonnie-  Alors comment on procède ? C’est quoi la suite du plan ?
Clyde-  La suite du plan….Oui….la suite du plan….
Bonnie-  Tu as bien un plan ?
Clyde-  C’est que…
Gontran (À Lucien) -  Il n’a pas de plan.
Lucien – Non, il n’a pas de plan.
Bonnie-  On vous a dit de la fermer ! Bien sûr qu’il a un plan ! (À Clyde) Hein ? Tu as un plan ?
Clyde-  (baissant son fusil avec lequel il tenait en joue les autres) Vois-tu, on a maitrisé assez facilement le gardien à l’entrée, chérie…
Bonnie-  Oui, ça il a fait dans son froc !
Clyde-  (Plus bas) Et j’me voyais pas aller plus loin que le poste de garde en fait ! Ni qu’on prenne autant de monde en otage !
Denis (A Bernard) -  Il n’a pas de plan.
Bernard – Non, il n’a pas de plan.
Clyde-  (les remettant en joue) Si ! On a un plan ! Et même un sacré putain de bon plan ! Vous croyez qu’on s’introduirait dans votre boîte si on n’avait pas un plan ?

Silence total des autres. Marina qui n’avait rien dit jusqu’à présent lève timidement un doigt.

Bonnie-  Qu’est-ce que tu veux toi ?
Marina-  Excusez-moi…si je peux me permettre…Vous n’êtes pas venus pour nous mettre à genoux dans la salle de pause. Vous êtes venus pour voler quelque chose.
Gontran – A part le distributeur, il n’y a pas d’argent ici.
Clyde-  C’est ça ! On est venu pour voler quelque chose ! Mais ce n’est pas l’argent !
Lucien  -  Qu’est-ce que vous voulez alors ?
Bonnie-  Ôtez moi d’un doute ! On est bien dans l’usine de rêves ici ?
Lucien  -  Euh… pas tout à fait. Nous sommes le service des invendus.
Clyde-  C’était quoi dans les cartons en bas alors ?
Lucien  -  ….euh…les invendus.
Colette (A Olivia)-  Il n’a pas l’air d’avoir inventé l’eau chaude le Père Noël…
Olivia-  Tais-toi ! Ne vas pas les énerver !
Bonnie-  Les invendus de quoi ?
Gontran – Les rêves ! Les rêves invendus ! C’est ici qu’ils reviennent !
Bonnie-   Quoi ? Ils sont cassés ?
Gontran – Non, ils ne se vendent pas. Ce sont les rêves invendus. C’est pour cela que l’on appelle le service celui des invendus.
Bonnie & Clyde (approuvant en même temps) – Ah…Le service des invendus…

On perçoit du bruit en coulisses, du coté du placard à balais. Seul, Clyde semble l’entendre.

Clyde-  Chut ! Plus un mot ! Le premier qui bouge, on le descend. (Doucement à Bonnie) Il y a quelqu’un là-dedans !

Bonnie recule de quelques pas .Il s’approche doucement de la porte et se prépare à l’ouvrir vérifiant avant que Bonnie le couvre à l’autre bout de la salle.



Acte 2 Scène 3
(Tous sauf Agathe)

La porte s’ouvre subitement et Renée bondit en donnant un coup de manche à balai sur le bras de « Clyde ». Tous les otages sursautent mais restent à genoux.

Clyde-  Aie ! Mais qu’est-ce que …. !

Le fusil tombe. Renée plaque l’homme sur une table avec son balai. Bonnie ne sait pas quoi faire. André sort à son tour et ramasse l’arme pour le pointer vers « Bonnie » mais celle-ci a enfin réagi et a attrapé Marina qu’elle menace de son revolver. Les autres qui s’étaient en partie retourné en attendant les bruits de lutte ne bougent plus, tétanisés par la peur.

Bonnie-   Ça suffit les deux rigolos ! Toi la furie ! Lâche mon mari ! Et toi pose ce fusil sinon  je bute la gamine !